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Connaissances des énergies : Prix plancher du CO2 : des bénéfices en question…

Publié le 30 juin 2016

Un « prix plancher » du carbone est censé être introduit dans le secteur électrique français en 2017. Dans une étude publiée le 22 juin dernier, la Chaire Économie du Climat attire toutefois l’attention sur les effets inattendus que pourrait avoir cette mesure.

Un prix plancher fixé « unilatéralement », une fausse bonne idée ?

C’est lors de la dernière Conférence environnementale fin avril 2016 que François Hollande a annoncé la mise en place d’un prix plancher du carbone dans le secteur électrique en insistant sur le fait que celui-ci serait fixé « unilatéralement » pour « montrer l’exemple ». Le but annoncé étant de donner une plus grande visibilité aux investisseurs et d’améliorer la compétitivité des centrales au gaz par rapport à celles au charbon.

Pour Christian de Perthuis, Boris Solier et Raphaël Trotignon, auteurs de l’étude de la Chaire Économie du Climat, un prix plancher du CO2 de 30 euros par tonne tel qu’envisagé aurait surtout pour effet de réduire l’utilisation des centrales thermiques françaises au profit d’unités de production étrangères et donc d’augmenter les importations nettes d’électricité (le niveau de ces dernières variant en fonction des contraintes en matière d’interconnexions et de la disponibilité des centrales étrangères).

Le prix plancher changerait bien l’ordre d’appel des centrales françaises (dit « merit order ») en modifiant leurs coûts relatifs : les centrales au charbon seraient ainsi plus pénalisées que les centrales à gaz moins émettrices de CO2. Mais dès lors qu’il s’applique « unilatéralement » en France, l’électricité produite par les voisins européens devient plus compétitive, y compris celle provenant de centrales fortement émettrices…

 

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