Alternatives Economiques – 23 mars 2026
« Il faut décorréler les flux physiques et le cours du pétrole […] A tous les contrats en Europe entre les différents acteurs de la chaine du pétrole ou au sein d’une même firme sont indexés sur les cours du Brent et au-delà des fondamentaux de la demande et l’offre pétrolière il y a des logiques uniquement financières qui participent à déterminer ces cours. […] Comme le pétrole est une ressource avec une demande énorme et constante, ce marché est en conséquence très liquide [c’est-à-dire qu’on peut y vendre et acheter des titres très rapidement, NLDR] et s’est financiarisé depuis des décennies avec un nombre de produits financiers sans commune mesure avec le nombre de baril physique. On estime ainsi que pour un baril de pétrole il y a près d’un millier de transactions financières. Les conséquences sont une volatilité structurelle du cours et c’est ce qu’on observe aujourd’hui : le cours est très orienté à la hausse du fait d’une contrainte majeure sur l’offre mais reste très instable. »
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